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La grippe mexicaine ou porcine

Mercredi 6 mai 2009

La grippe mexicaine ou porcine info ou intox ?

Corinne Lepage : Vraies et fausses questions sur la grippe mexicaine

Avec l’annonce d’une possible pandémie, les théories du complot ont retrouvé comme aux plus belles heures du 11 septembre , un terreau fertile. Cette recrudescence est rendue possible par le fait que les vraies questions ne semblent pas posées et que l’alarmisme de l’OMS, soutenu par la plupart des gouvernements du monde apparaît incompréhensible pour les raisons qui sont avancées, alors qu’il l’est peut-être pour des raisons plus profondes qui ne sont pas exprimées.

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Faut-il se méfier de l’HERISSON ?

Mercredi 25 mars 2009

Corinne Lepage: Après EDVIGE, voici le temps de HERISSON

Le projet HERISSON risque de faire couler autant d’encre que le fichier EDVIGE et ce d’autant plus qu’il convient de le rapprocher du projet de loi HADOPI.
De quoi s’agit-il ?

Hérisson signifie Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de  Sources Ouvertes Numérisées.  Un appel d’offres avait  été lancé en 2007 par la délégation générale de l’armement avec pour objet, la conception, réalisation et évaluation d’une plate-forme dédiée au traitement des sources ouvertes pour le renseignement militaire d’intérêt stratégique.

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Corinne Lepage: Profits records de Total et crise

Vendredi 20 février 2009

Le super bénéfice de Total est le plus important  jamais réalisé par une entreprise française avec près de 14 milliards d’euros, en hausse de 14 % par rapport à 2007, pour un chiffre d’affaires de 179,98 milliards d’euros. Cela pourrait être une excellente  nouvelle si l’origine de ce profit et son utilisation s’inscrivaient dans un développement durable. La question de sa taxation éventuelle ne se poserait alors pas.

Certes, de nombreux parlementaires UMP se sont immédiatement opposés à une telle initiative  en raison de l’importance de l’impôt acquitté en France par Total. Frédéric Lefebvre, porte-parole de l’UMP a affirmé : «  13 milliards de bénéfices, ça veut dire environ 13 milliards d’impôts sur les sociétés pour l’État. » .

Malheureusement, c’est faux. Le chiffre de 14,1mds d’impôts que le groupe s’attend à payer en 2009 concerne le monde et pas seulement la France.  Certes, l’impôt payé par Total en France est secret. Mais, une société paye ses impôts dans les pays où les filiales réalisent les bénéfices. Or  les « impôts du résultat opérationnel net » sont de 14,5 milliards d’euros pour l’amont, (localisé hors de France) et de 143 millions pour l’aval.

UFC que choisir évalue à 5% les profits de Total réalisés en France et en 2007 et certains évaluent à 500 millions d’euros l’impôt sur les sociétés payé par Total.  Quoiqu’il en soit, même avec les 140 millions de prime à la cuve, tant que l’opacité régnera sur la réalité de la contribution de Total au budget, ce type d’argumentaire n’est pas sérieux et la question de la contribution de Total à l’effort collectif est évidemment posée, mais dans des termes différents.

La situation florissante de Total n’est pas unique puisque, son grand rival américain, Exxon Mobil a annoncé 45 milliards de dollars de profits qui ont été  aussi accueillis par une avalanche de critiques outre-Atlantique et pour les mêmes raisons.

Total ne tire pas les fruits de son innovation, mais d’un simple effet de rente. Ce sont la hausse du prix du baril et les marges de raffinage qui ont permis ces superprofits alors que les consommateurs ont payé en 2008 des prix historiquement hauts

, explique François Carlier, directeur adjoint des études à UFC-Que choisir.

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Auteur : Corinne Lepage

Le MoDem l’art de la politique autrement…

Jeudi 5 février 2009

Le Mouvement Démocrate l’art de faire de la politique autrement… à grands renforts de mails on nous rabâche que nous allons voter pourquoi grande question c’est déjà tout bouclé qu’on approuve ou qu’on approuve pas cela va changer quoi ?
il me semble que tout est déjà plié, soupesé, emballé… manque plus que les électeurs en juin, à mon avis ça va grincer du moins dans le Sud-Est.
Présentation des têtes de listes du Mouvement Démocrate aux élections européennes soumises à la consultation des adhérents.

Présentation des têtes de liste par circonscription :

Ile-de-France
1 – Marielle de Sarnez
2 – Bernard Lehideux
3 – Fadila Mehal

Nord-Ouest
1 – Corinne Lepage
2 – Olivier Henno

Ouest
1 – Sylvie Goulard
2 – Bruno Joncour

Sud-Ouest
1 – Robert Rochefort
2 – Anne Laperrouze

Sud-Est
1 – Jean-Luc Bennahmias
2 – Fabienne Faure
3 – Gilles Artigues

Est
1 – Jean-François Kahn
2 – Nathalie Griesbeck
3 – Yann Wehrling

Massif Central – Centre
1 – Jean-Marie Beaupuy
2 – Chérifa Adaissi

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Vous avez compris que nous avons cru à la politique autrement, à la démocratie, à écouter un peu la base avant de prendre les décisions finales et ce n’est pas ça du tout, le choix est fait par quelques personnes au détriment du mouvement.
Quelle tristesse, va falloir se ressaisir, réfléchir et avancer coute que coute.

Corinne Lepage: Du besoin de Justice

Mardi 27 janvier 2009

La Justice, au sens de valeur comme au sens institutionnel, est au cœur de toute société. Or, elle n’apparait pas comme un objectif de nos dirigeants, voire pire encore, elle semble un obstacle.

Et pourtant ! Le mal-être français trouve pour une large part sa source dans l’injustice croissante du modèle défendu par nos dirigeants, injustice qui est, de surcroît, niée. Injustice économique qui n’a cessé de progresser. Ainsi, les dividendes versés en France aux actionnaires représentaient 12 % en 2005 contre 4 % en 1982 ; les dirigeants du CAC 40 ont gagné en moyenne 4 millions d’euros en 2007 soit environ deux siècles de salaires médians ; la stagnation du salaire moyen cache de profondes disparités d’évolution dans la distribution des salaires. Entre 1998 et 2006, pour 90 % des salariés le progrès n’a été que de 4 % en huit ans ; mais les 1 % les mieux payés ont progressé de 14 %, les 1/1000ème les mieux payés ont progressé de 29 % et les 1/10000ème les mieux payés, soit 2500 personnes, de 51 %. Enfin, le salaire moyen en France (28 000 euros), est inférieur à la moyenne de la zone euro(30 500 euros) et même des 25( 29540 euros). Il est très loin du salaire anglais (40 553 euros) ou allemand (39440 euros).

La fiscalité pèse essentiellement sur les classes moyennes, puisque aux multiples moyens de défiscalisation s’est ajouté le bouclier fiscal. Cette situation profondément injuste voit ses effets démultipliés du fait de la crise et le mauvais vouloir des banquiers, subventionnés par l’Etat, à accepter l’absence de bonus, qui aurait été indirectement payé par le contribuable est le comble du contre-symbole.

Et toute cette politique n’a de plus, en rien bénéficié globalement à l’économie française et aux citoyens français dont le pouvoir d’achat,

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Règlement intérieur au Mouvement Départemental

Jeudi 16 octobre 2008

Photo

Proposition de règlement intérieur départemental

Les co-présidents du Mouvement Démocrate des Bouches du Rhône, François-Xavier de Peretti et Jean-Luc Bennahmias , proposeront aux votes des élus au conseil départemental le texte suivant :

PROJET

Mouvement Démocrate des Bouches-du-Rhône

Règlement intérieur départemental

Art 1 – Principe :

Le Mouvement départemental des Bouches-du-Rhône respecte les chartes, statuts et règlement intérieur nationaux du Mouvement démocrate. Il ne dispose pas de la personnalité juridique.

Ses instances constituent la seule représentation officielle du Mouvement Démocrate dans le département des Bouches-du-Rhône.

Art 2 – Instances et fonctions départementales :

Les instances et fonctions dirigeantes du Mouvement départemental des Bouches-du-Rhône sont :

· La Convention départementale

· Le Conseil départemental

· Le Bureau départemental

· Le Trésorier

· Le Délégué du Mouvement départemental

· La Présidence et les co-présidents du Mouvement départemental

Art 3- La Convention départementale :

La Convention départementale rassemble tous les adhérents du Mouvement Démocrate du département des Bouches-du-Rhône.

Elle se réunit sur convocation des co-présidents ou à la demande d’une majorité simple du Conseil départemental. L’ordre du jour de la Convention départementale est fixé par la Présidence. Il est obligatoirement adressé aux adhérents deux semaines au moins avant la date de réunion.

Art 4 – Le Conseil départemental
:

Le Conseil départemental, composé conformément à l’article 4-a du règlement intérieur national provisoire, fixe sur proposition de la Présidence les orientations politiques et les actions du Mouvement départemental. Il est présidé par les co-présidents départementaux.

Le Conseil départemental se réunit au moins deux fois par an sur convocation des co-présidents du Mouvement départemental ou à la demande d’au moins la moitié de ses membres.

L’ordre du jour du Conseil départemental est fixé par les co-présidents du Mouvement départemental.

En cas d’empêchement, un membre du Conseil départemental peut donner pouvoir à un autre membre et à lui seul.

Le Conseil départemental peut donner toutes délégations de pouvoirs utiles aux co-présidents, à la Présidence et au Bureau.

Le Conseil départemental, sur proposition des co-présidents, peut coopter des adhérents susceptibles de l’aider dans la réalisation de ses missions.

Sur proposition du Bureau, le Conseil départemental peut, en cas de manquement grave, prononcer la dissolution d’une section et la placer sous administration transitoire du Bureau départemental.

Sur demande à la Présidence, tout adhérent du Mouvement départemental peut être autorisé à assister au Conseil départemental en qualité d’auditeur.

Art 5 – Le Bureau départemental

Les membres élus par le Conseil départemental et les membres de droit prévus au règlement intérieur national (Délégué départemental, président des jeunes démocrates du département, trésorier, membres élus du département au Conseil national) forment, aux côtés de la Présidence, le Bureau du Mouvement départemental.

Les membres du Bureau sont élus au sein du Conseil départemental au scrutin de liste majoritaire à un tour. Leur nombre est libre, il ne peut être inférieur au nombre des membres de droit conformément à l’article 4-b et -c du règlement intérieur national provisoire.

Le Bureau, sur proposition des co-présidents, peut coopter des adhérents susceptibles de l’aider dans la réalisation de ses missions.

Le Bureau est l’instance exécutive du Mouvement départemental. Il est présidé de droit par les co-présidents départementaux.

Le Bureau met en œuvre les orientations politiques du Conseil départemental auquel il rend compte. Il propose à la nomination du Bureau exécutif national, les candidatures à la fonction de Délégué départemental.

Il organise notamment, l’information et la formation des adhérents, la promotion et la communication du Mouvement dans le département, la préparation des échéances électorales.

Le Bureau départemental se réunit au moins une fois tous les deux mois, sur convocation des co-présidents départementaux ou à la demande d’au moins la moitié de ses membres.

En cas d’empêchement, un membre du Bureau peut donner pouvoir à un autre membre.

Art 6 – La Présidence et les co-présidents du Mouvement départemental

La Présidence constitue la direction collégiale du Mouvement départemental. Elle est garante du respect de la ligne politique du Mouvement Démocrate dans le département. Elle administre et gère le développement du Mouvement départemental. Elle anime et organise le Conseil et le Bureau départemental.

Elle désigne le trésorier départemental parmi les adhérents du département.

Elle organise avec les autres mouvements départementaux de la Région, les travaux de la coordination régionale et notamment, la conférence régionale annuelle des adhérents.

Les co-présidents départementaux sont, à la tête de la Présidence, garant de la ligne politique du Mouvement démocrate dans le département. Ils représentent le Mouvement démocrate auprès de tous interlocuteurs du département et en constituent les premiers porte-parole.

Ils dirigent et coordonnent les travaux de la Présidence. Il président et convoquent de droit toutes les instances du Mouvement départemental. En cas de vacance d’un ou des co-présidents, le Bureau élit un nouveau président ou un ou des nouveaux co-présidents parmi les membres de la Présidence jusqu’au prochain renouvèlement statutaire.

Art 7 – Le Trésorier :

Le trésorier départemental est désigné par la Présidence parmi les adhérents du département à jour de leur cotisation. Il exerce ses fonctions par délégation et après agrément du trésorier national du Mouvement Démocrate.

Il gère les ressources du Mouvement départemental en recettes, reversements de cotisations, dons, legs et en dépenses en s’interdisant le déséquilibre des comptes. Il rend compte de sa gestion au Bureau et au Conseil départemental.

Il est membre de droit du Bureau et du Conseil départemental.

Art 8 – Le Délégué du Mouvement départemental :

Nommé conformément à l’article 15 des statuts nationaux, le Délégué départemental est responsable et destinataire du fichier départemental des adhérents. Il veille, avec la Présidence départementale, à sa sécurité comme à sa confidentialité au regard, notamment, des obligations de la CNIL.

Le Délégué départemental vise, avec la Présidence départementale, les nouvelles adhésions soumises à l’agrément national.

Il est responsable avec la Présidence de l’organisation du mouvement départemental. Il est chargé de la mise en œuvre des orientations et directives du mouvement national.

Art 9 – Investitures :

Sur proposition du bureau, le Conseil départemental délivre les investitures et les soutiens du Mouvement démocrate pour les élections cantonales et les élections municipales dans les communes de moins de 10 000 habitants. Ces investitures doivent être conformes à l’article 18 des statuts nationaux et à l’article 13 -a et -b du règlement intérieur national provisoire.

Art 10 – Les sections départementales :

Le Mouvement départemental peut s’organiser en sections sur décision du Conseil départemental. Les sections sont organisées selon l’un des découpages territoriaux suivants : circonscriptions communales, intercommunales, législatives et secteurs municipaux à Marseille. Elles ne peuvent se chevaucher.

Chaque section doit comporter un nombre minimum de 40 adhérents. Chaque adhérent ne peut être membre que d’une seule section. Chaque adhérent est membre de la section de son lieu de résidence principale. Toute dérogation à ce principe doit faire l’objet d’un accord préalable du Bureau départemental.

Le conseil départemental valide par vote à la majorité simple de la création des sections.

Chaque section est animée par une ou un responsable de section et s’organise librement. Le Conseil départemental valide par un vote à la majorité simple les responsables de sections.

En cas de pluralité de candidatures et à défaut de consensus, le bureau départemental organise une consultation des adhérents de la section.

Art 11- Révision et agrément :

Le présent règlement doit être adopté par le Conseil départemental et soumis à l’agrément du Comité de Conciliation et de Contrôle pour validation.

Toute modification ultérieure est soumise à l’adoption du Conseil départemental sur proposition du Bureau et fait l’objet d’une communication au Comité de Conciliation et de Contrôle pour validation.

Corinne Lepage : « Qui défend les droits des contribuables ? »

Samedi 16 août 2008

Tribune publiée sur Rue89

Nous en sommes bien éloignés de ce pays qui aimait à rappeler qu’il avait écrit la déclaration de l’homme et du citoyen , le préambule de la constitution et plus précisément l’article 14 de la déclaration des droits de l’homme et du citoyen précise que les citoyens par eux-mêmes ou par leurs représentants de constater la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette et le recouvrement.

Nous en sommes bien éloignés et, une fois de plus le contribuable va devoir assumer le coût de la défaillance de la justice, soigneusement organisée, permettant ainsi très probablement aux bénéficiaires des rétro-commissions des frégates de Taïwan de garder leur magot cependant que leurs concitoyens payeront l’équivalent à Taïwan.

Le non-lieu requis dans cette affaire était inévitable dès lors que le secret défense opposé par les ministres des finances successifs, aux demandes formulées par le juge d’instruction rendait la poursuite de l’information impossible. Les documents douaniers étant cachés, il était impossible d’accéder aux noms des ressortissants français destinataires des commissions. Au passage, il faut noter la différence de traitement judiciaire et de moyens mis en place pour traiter de l’affaire des listings de Clearstream et l’affaire des frégates, ces moyens étant inversement proportionnels à l’intérêt de la société dans son ensemble à la solution du problème. La clôture du volet pénal va donc laisser ouvert l’arbitrage en cours ( encore un !) entre Thomson et Taiwan dont le risque pour le contribuable est de 72% de 599 millions de dollars correspondant aux commissions illicites dont une partie des fameuses rétrocommissions. D’où l’intérêt évident qu’il y aurait eu pour le contribuable que la justice connaisse les destinataires et puisse obtenir le remboursement des sommes perçues….

Pour la deuxième fois en un mois, la première étant l’arbitrage Tapie dont les conséquences seront supportées par le contribuable, on constate que le pouvoir bloque la justice au bénéfice de quelques uns et au détriment de tous les autres. Non seulement, ce comportement est inacceptable sur le plan éthique et tout simplement moral, mais encore il l’est sur le plan politique.
Nous n’avons plus de justice au sens auquel les pays démocratiques l’entendent. Le mépris du droit et le refus de l’état de droit , la dépendance des juges, un fonctionnement à deux vitesses , l’impunité de certains sont devenus un état de fait, une banalité.

En plus, dans notre pays, l’intérêt général a disparu. Qui désormais le défend ? Personne.

Certes, lorsqu’il s ‘agit de réduire les dépenses publiques pour essayer d’engager enfin une politique de finances publiques respectueuse de nos engagements européens et de l’avenir de nos enfants, rien ne doit résister :ni casernes, ni emplois de professeurs, ni service publics de proximité.

Mais lorsqu’il s‘agit de protéger certaines personnalités, on ne regarde plus à la dépense (pas plus du reste qu’en « com » gouvernementale).

Qui peut défendre les contribuables ?

L’action dans l’intérêt du contribuable qui existe à l’échelle locale est fermée à l’échelle nationale. La Cour des Comptes pourrait elle être saisie , mais par qui et contre qui ?
Dès lors, force est de constater que tout est désormais possible dans notre pays comme dans n’importe quelle monarchie bananière, la prétention en plus.
La conquête des droits de l’homme, version 1789 , est de nouveau un combat pour les citoyens français.

Corinne Lepage, Présidente de CAP21

Le bloc-notes de Corinne Lepage

Corinne Lepage: la pieuvre nucléaire

Vendredi 25 juillet 2008

La décision annoncée par le Président de la république de construire un deuxième EPR révèle s’il en était besoin, la gravité de la situation française au regard du fait nucléaire. Notre prisme de plus en plus déformé à l’égard de l’industrie nucléaire est en passe de nous plomber sur le plan intérieur comme sur le plan international.
Entendons nous bien. Il ne s’agit pas de sortir du nucléaire ou de contester le nucléaire a priori même si nos élites ont la fâcheuse habitude de nier tout inconvénient. Il s’agit de mesurer les ravages que le choix aujourd’hui de l’EPR va provoquer dans le domaine de l’économie, de la recherche, de la gouvernance,et de la politique étrangère.
Sur le plan économique d’abord, la réalisation d’un puis de deux EPR, sans aucune étude d’impact économique et sociale préalable aboutit à préférer créer 400 emplois là où la même somme, soit 2 fois 3,5 milliards d’euros aurait permis, si elle avait été investie dans les énergies renouvelables d’en créer entre 50 et 100 000. De plus, la création de ce deuxième EPR, alors qu’EDF elle-même indique que nous n’en n’avons aucun besoin avant 2020, va ruiner l’industrie et l’effort naissant en faveur du renouvelable, directement concurrent du nucléaire. Car le nucléaire ne nous apporte rien pour remplacer le pétrole dans le transport et a été un formidable encouragement au gaspillage énergétique, au retard français dans le développement de l’efficacité énergétique et l’industrie du renouvelable qui dopent l’économie de nos voisins. Les mêmes causes produisant les mêmes effets, cette décision de surcapacité volontaire va tuer l’intérêt économique des énergies alternatives puisque EDF ou Suez devront vendre leur électricité nucléaire qui ne se stocke pas et a une efficacité énergétique très faible.
Alors pourquoi cette précipitation alors même que les immenses difficultés rencontrées par Areva dans la construction de l’EPR en Finlande comme à Flamanville justifierait au contraire une réflexion de fond sur la filière de troisième génération ?
Il faut chercher la réponse non pas dans une nécessité énergétique qui n’existe pas ou qui justifierait une solution en faveur des ENR mais dans le mécano financiaro-industriel consistant à permettre à Bouygues de mettre la main sur Areva après avoir marié GDF et Suez sur le dos des abonnés au gaz qui ont et continuent à payer la facture . Cette décision s’inscrit donc dans le choix de privatiser l’énergie y compris le nucléaire, la création d’un nouvel EPR étant destiné à orner la corbeille de la mariée. Or, cette privatisation nous fait courir un risque immense en terme d’indépendance nationale et de sécurité Alors que l’Allemagne s’interroge sur les fuites de radioactivité d’un de ses laboratoires souterrains, a-t-on imaginé ce que représenterait pour l’agriculture et l’industrie agro-alimentaire françaises un problème de cette nature ?
Mais, les effets pervers ne s’arrêtent malheureusement pas là. En effet, le fléchage de l’immense majorité des crédits publics vers le secteur nucléaire et le CEA privent de moyens des pans entiers de la recherche française en particulier dans les nouvelles énergies et focalisent par exemple sur le plateau de Saclay, les moyens qui auraient pu aller vers les universités.

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Météo locale
Istres
7 septembre 2010, 4 h 09 min
Nuageux
Nuageux
22°C
Température ressentie: 20°C
Humidité : 77%
Vents : 6 m/s E
Lever du soleil : 7:10
Coucher du soleil : 20:05
 
Presentation
Voir pouvez voir ma présentation sur la page : A propos ...
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