Vue aérienne d'un étang asséché en Camargue montrant le sol argileux craquelé et les formations géométriques naturelles
Publié le 15 mai 2024

Votre déception de trouver un étang asséché en Camargue est compréhensible, mais elle cache une réalité fascinante. Loin d’être un abandon, l’assèchement estival est le résultat d’une gestion hydraulique complexe et intentionnelle. C’est le pouls visible d’un écosystème où les besoins de la riziculture, de la chasse et de la biodiversité sont constamment arbitrés, transformant le paysage en une mosaïque vivante qui révèle ses secrets à qui sait l’observer.

Vous êtes arrivé en Camargue en plein mois d’août, rêvant d’étendues d’eau scintillantes peuplées de flamants roses. À la place, vous découvrez un sol craquelé à perte de vue, une vaste étendue de boue sèche et polygonale. La déception est palpable. Comment une zone humide aussi célèbre, un parc naturel régional, peut-il présenter un visage si aride ? Beaucoup pensent que c’est une simple conséquence de la chaleur estivale, une fatalité climatique. On pourrait se dire qu’il suffit d’attendre l’automne, ou que c’est juste une « mauvaise année ».

Pourtant, cette première impression est trompeuse. En tant qu’hydrologue spécialisé dans ce delta unique, je peux vous assurer que ce que vous voyez n’est pas un échec, mais une phase cruciale et souvent orchestrée de la vie camarguaise. La véritable clé n’est pas de chercher l’eau qui manque, mais de comprendre la logique cachée derrière son absence. Cet écosystème est une formidable machine hydraulique, en partie naturelle, en partie façonnée par l’homme depuis des siècles pour la production de sel, la riziculture ou encore la chasse.

Cet article vous propose de changer de regard. Au lieu de voir un manque, vous allez découvrir le « pouls hydraulique » de la Camargue. Nous allons décoder ensemble pourquoi l’eau se retire, où part la faune, et comment ce paysage, en apparence désolé, regorge en réalité d’indices sur la dynamique complexe et les compromis constants qui définissent ce territoire exceptionnel. Vous apprendrez à lire dans les craquelures du sol et à apprécier la beauté graphique de cette saison sèche.

Pour vous guider dans cette exploration des secrets de l’hydro-logique camarguaise, cet article s’articule autour des questions que tout visiteur se pose face à un étang à sec. Suivez le guide pour transformer votre déception en fascination.

Comment les vannes contrôlent-elles le niveau d’eau pour la chasse et la nature ?

L’eau en Camargue n’est pas une ressource passive ; c’est un flux activement géré. Le paysage est sillonné d’un réseau de canaux et de vannes, appelées « martelières », qui permettent de contrôler finement les niveaux d’eau dans les étangs. Cette gestion répond à un calendrier précis, dicté par des intérêts parfois divergents. Au printemps et en été, la priorité est donnée à la riziculture, qui nécessite d’immenses volumes d’eau douce. Puis, à l’approche de l’automne, un autre besoin prend le relais : la chasse au gibier d’eau.

Pour attirer canards et foulques, les gestionnaires de territoires de chasse remettent les étangs en eau à partir de la fin août. Cette pratique, loin d’être anecdotique, est fondamentale. Une étude récente souligne que la chasse en Camargue détermine largement l’état de conservation des milieux et des espèces. En inondant les marais pour l’hiver, les chasseurs créent des habitats favorables pour des milliers d’oiseaux migrateurs. L’assèchement estival permet quant à lui de favoriser la croissance de plantes dont les graines et tubercules nourriront ces mêmes oiseaux en hiver.

Cet « arbitrage de l’eau » est une source de débats constants. Une enquête, bien que datant de 1996, révélait déjà que 53% des usagers se déclaraient insatisfaits de cette gestion, illustrant la complexité de concilier agriculture, chasse, protection de la nature et tourisme. La Commission exécutive de l’eau, animée par le Parc régional, a pour mission de coordonner ces acteurs aux intérêts variés. Les décisions dépendent de facteurs techniques comme la fonctionnalité des pertuis (certains comme Rousty sont ensablés) et de la météo : un fort vent du nord peut aider à vider les étangs vers la mer.

Où vont les oiseaux aquatiques quand les étangs temporaires s’assèchent ?

Si la gestion de l’eau est un ballet orchestré, la réaction de la faune est une partition adaptative fascinante. L’assèchement d’un étang ne signifie pas sa mort, mais sa transformation. Lorsque le niveau baisse, la concentration de poissons et d’invertébrés augmente, créant un garde-manger exceptionnel pour les oiseaux piscivores comme les hérons, les aigrettes et les spatules. Vous les verrez alors se rassembler en grand nombre, profitant de cette manne providentielle.

Mais que font les oiseaux les plus emblématiques, les flamants roses ? La Camargue accueille une population massive, avec près de 55 000 individus en été et 30 000 en hiver, selon le plan de gestion du Parc. Ces oiseaux sont des nomades. Ils ne sont pas attachés à un seul étang mais exploitent un réseau de sites à travers le delta. Quand un étang s’assèche, ils se déplacent simplement vers un autre encore en eau, parfois à plusieurs dizaines de kilomètres. Leur capacité à voler sur de longues distances leur permet de suivre la ressource alimentaire où qu’elle soit.

Envol massif de flamants roses au-dessus d'un étang partiellement asséché en Camargue

L’assèchement n’est donc pas une catastrophe pour eux, mais une simple variable dans leur équation de survie. Certains, surtout les plus jeunes, migreront plus loin pour l’hiver, tandis que d’autres resteront. Jean Jalbert, directeur de la Tour du Valat, résume parfaitement cette stratégie opportuniste :

Certains flamants font le choix de rester ici en hiver, en pariant que le temps sera assez clément. D’autres traversent la Méditerranée, pour revenir au printemps et se reproduire.

– Jean Jalbert, France 3 Occitanie

Le paysage « vide » que vous observez est donc une illusion : il est simplement une pièce d’un échiquier bien plus vaste que les oiseaux parcourent avec une intelligence remarquable.

Comment photographier la beauté graphique des sols argileux craquelés ?

Maintenant que vous comprenez la logique derrière le paysage, il est temps de l’apprécier. Le sol argileux qui se rétracte en séchant forme un réseau de polygones fascinant, une toile d’artiste naturelle. Photographier cette « beauté du vide » est un excellent moyen de changer votre perspective. Mais attention, le soleil de midi écrase les reliefs et produit des images plates. Le secret est de choisir le bon moment et la bonne technique.

Pour transformer cette scène en une œuvre d’art, suivez ces conseils éprouvés par les photographes de nature :

  • Privilégier la lumière rasante : L’aube et le crépuscule sont vos meilleurs alliés. Le soleil bas sculpte chaque craquelure, créant un jeu d’ombres et de textures saisissant.
  • Adopter un angle bas : Mettez-vous au ras du sol. Cette perspective accentue la taille et la profondeur des polygones, donnant une impression d’immensité et de relief.
  • Éliminer les reflets : Une fine pellicule de sel recouvre souvent l’argile. Un filtre polarisant sur votre objectif vous permettra de supprimer les reflets et de révéler les véritables couleurs du sol.
  • Raconter une histoire : Une simple plume, une trace de pas d’oiseau ou une coquille vide incluse dans votre cadre donnera une échelle et une âme à votre photo, évoquant la résilience de la vie.

Cependant, la période estivale a son revers, comme en témoigne ce photographe amateur :

Après le mois d’avril, les étangs avec leurs eaux stagnantes attirent des moustiques en quantité astronomique – j’ai compté plus de 70 piqûres en une soirée.

– Un photographe amateur, Milestory.fr

Il recommande donc l’hiver pour photographier sereinement, mais avec un bon anti-moustique et en choisissant une journée ventée, vos séances photo estivales peuvent rester un plaisir.

L’erreur de marcher sur la croûte de sel sèche qui cache une boue profonde

Le spectacle des sols craquelés peut donner envie de s’aventurer au milieu de ces étendues pour une photo unique. C’est une très mauvaise idée. L’une des règles d’or en Camargue est de se méfier des apparences. Ce qui semble être un sol solide et sec peut n’être qu’une fine croûte de sel ou d’argile dissimulant une vase profonde et collante, la « lise ».

Ce piège est particulièrement présent dans les anciens salins. Ces zones, exploitées industriellement pour le sel jusqu’en 2008, ont été transformées en vastes surfaces d’évaporation. Même après leur reconversion en espaces naturels, la structure du sol reste marquée. Une croûte superficielle se forme, mais en dessous, la boue saturée d’eau salée peut rester liquide pendant des mois. S’aventurer dessus, c’est risquer de passer au travers et de se retrouver enlisé jusqu’aux genoux, voire plus haut.

Rester sur les chemins balisés et les digues est donc un impératif de sécurité absolu. Si vous devez absolument traverser une zone qui vous semble douteuse, une extrême prudence est de mise.

Plan d’action : Votre protocole de sécurité en terrain incertain

  1. Observer la couleur du sol : Avant de poser le pied, scrutez la surface. Les teintes plus sombres ou brillantes trahissent une humidité résiduelle et un danger potentiel.
  2. Sonder le terrain : Utilisez un long bâton de marche pour tester la fermeté du sol devant vous. S’il s’enfonce facilement, faites demi-tour.
  3. Privilégier les sentiers officiels : Ne quittez jamais les chemins et digues balisés lors de vos randonnées. Ils sont conçus pour être sûrs et stables.
  4. Réagir en cas d’enlisement : Si par malheur vous commencez à vous enfoncer, ne paniquez pas. Allongez-vous immédiatement en arrière ou sur le côté pour répartir votre poids, comme sur de la glace fine.
  5. S’extraire latéralement : Une fois allongé, ne tentez pas de vous relever. Rampez ou roulez lentement sur le côté en direction du sol le plus ferme que vous puissiez atteindre.

Ce danger invisible renforce l’idée centrale : le paysage camarguais est complexe et doit être abordé avec respect et connaissance.

Pourquoi les étangs dégagent-ils une odeur de soufre en fin d’été ?

En vous approchant d’un étang en cours d’assèchement, vous avez peut-être remarqué une odeur caractéristique, souvent décrite comme celle d’œuf pourri. Il s’agit d’une odeur de soufre, plus précisément de sulfure d’hydrogène (H₂S). Loin d’être un signe de pollution, cette émanation est la signature olfactive d’un processus biologique intense qui se déroule sous vos yeux, ou plutôt, sous la surface de la vase.

Lorsque l’eau se retire, la matière organique accumulée au fond de l’étang (algues, plantes, micro-organismes morts) se retrouve exposée à la chaleur et privée d’oxygène. C’est le début d’un processus de décomposition dit « anaérobie ». Des bactéries spécialisées prennent le relais des décomposeurs habituels et, pour « respirer », elles utilisent les sulfates présents dans la vase au lieu de l’oxygène. Le sous-produit de cette réaction chimique est le fameux sulfure d’hydrogène, un gaz qui est alors libéré dans l’atmosphère.

Texture en gros plan de la vase séchée d'un étang avec ses craquelures caractéristiques

Ce phénomène est accentué par la stagnation de l’eau. Les étangs camarguais communiquent difficilement avec la mer. Une étude de la Tour du Valat citée dans Reporterre indique qu’il n’y a en moyenne que 10 jours par an où les conditions (marées, vent) permettent une évacuation efficace de l’eau des étangs vers la mer. Le reste du temps, l’eau s’évapore sur place, concentrant la matière organique et favorisant ces processus anaérobies.

Cette odeur, bien que parfois désagréable, est donc un signe de la vitalité de l’écosystème. C’est la preuve que le « moteur » biologique de l’étang est en plein travail, recyclant les nutriments qui enrichiront le milieu lors de sa prochaine remise en eau.

Pourquoi le niveau du Petit Rhône peut varier brusquement en moins de 24h ?

Si vous séjournez près du Petit Rhône, vous avez pu constater un autre phénomène surprenant : son niveau peut monter ou descendre de manière spectaculaire en une seule journée. Cette instabilité n’est pas seulement due aux pluies en amont. Elle est, encore une fois, le reflet de l’hydro-logique orchestrée de la Camargue, combinée à des facteurs naturels.

Le principal acteur de ces variations est l’agriculture. La culture du riz, pilier économique local, est extrêmement gourmande en eau. D’avril à septembre, ce sont près de 400 millions de mètres cubes d’eau douce qui sont prélevés dans le Rhône pour inonder les rizières. Lorsque les riziculteurs ouvrent ou ferment les prises d’eau simultanément, cela provoque des « à-coups » importants sur le débit et le niveau du fleuve en aval. Un lâcher coordonné peut faire monter le niveau de plusieurs dizaines de centimètres en quelques heures.

À cette influence humaine s’ajoutent les forçages naturels. Un vent marin fort (vent de sud-est) peut « pousser » l’eau de la mer dans l’embouchure du Petit Rhône, créant un bouchon hydraulique qui fait remonter le niveau loin à l’intérieur des terres. La marée a un effet similaire, bien que plus progressif. Lorsque ces trois facteurs se combinent, l’effet peut être impressionnant.

Le tableau suivant, basé sur des observations de terrain, résume l’impact de chaque facteur. Il montre comment leur combinaison peut entraîner des variations de plus d’un mètre en moins de 24 heures, un phénomène déroutant pour qui n’est pas averti.

Facteurs influençant le niveau du Petit Rhône
Facteur Impact sur le niveau Rapidité du changement
Lâchers rizicoles +50 à 100 cm 6-12 heures
Vent marin fort +30 à 50 cm 3-6 heures
Marée haute +20 à 40 cm Progressif (6h)
Combinaison des trois Jusqu’à +150 cm Moins de 24h

Comprendre ces variations brusques, c’est réaliser à quel point le delta est un système dynamique, à l’équilibre précaire entre les besoins agricoles et les forces de la nature.

Comment une algue microscopique peut-elle colorer des hectares d’eau ?

Parfois, au détour d’une digue, vous tomberez sur un spectacle encore plus étrange : un étang non pas sec, mais d’une couleur rose ou orangée intense. Cette teinte surnaturelle n’est pas le fruit d’une pollution, mais l’œuvre d’une forme de vie microscopique et extraordinairement résiliente : l’algue Dunaliella salina.

Cette algue a une prédilection pour les eaux très salées (hypersalines), comme celles des anciens salins. Lorsque la concentration en sel augmente avec l’évaporation estivale, la Dunaliella salina se met à produire massivement du bêta-carotène, le même pigment qui donne sa couleur aux carottes. C’est pour elle une forme de protection, un écran solaire naturel contre les rayons UV intenses du soleil méditerranéen. La prolifération de millions de ces algues colore littéralement des hectares d’eau.

Mais l’histoire ne s’arrête pas là. Cette couleur est à l’origine de celle de l’oiseau le plus célèbre de Camargue. Comme l’explique le Parc naturel régional :

Sa couleur lui vient des pigments de carotène de sa nourriture : petits crustacés planctoniques (Artemia salina) et algues (Dunaliella) qui colorent les salines en rose d’avril à août.

– Parc naturel régional de Camargue, Description du flamant rose

Cette chaîne alimentaire colorée est un exemple parfait de la bio-ingénierie de l’écosystème camarguais. L’algue rose est mangée par une petite crevette, l’Artemia salina, qui concentre le pigment dans son corps. À son tour, la crevette est consommée par le flamant rose, qui stocke le carotène dans ses plumes, lui donnant sa teinte emblématique.

Étude de cas : La chaîne alimentaire rose des salins

Les vastes salins de Camargue, exploités sur près de 12 000 hectares jusqu’en 2008, ont créé un écosystème artificiel unique. L’hyper-salinité des bassins d’évaporation a favorisé l’algue Dunaliella salina. En produisant du bêta-carotène pour se protéger du soleil, elle colore l’eau. Les crevettes Artemia, seules capables de survivre dans ce milieu, se nourrissent de l’algue et concentrent le pigment. Les flamants roses, grâce à leur bec spécialisé qui filtre la vase, se nourrissent à leur tour massivement de ces crevettes. Sans cette chaîne alimentaire spécifique aux salins, les flamants roses de Camargue seraient… blancs ou grisâtres.

La couleur rose d’un étang n’est donc pas seulement un spectacle visuel, c’est le premier maillon d’une chaîne qui aboutit à l’un des plus beaux symboles du monde sauvage.

À retenir

  • L’assèchement estival des étangs est un phénomène largement contrôlé par l’homme pour les besoins de la riziculture et de la chasse.
  • Les paysages « vides » sont des étapes clés : la vase produit la nourriture des oiseaux et les sols craquelés révèlent la nature argileuse du delta.
  • La couleur rose de l’eau et des flamants provient d’une chaîne alimentaire unique partant d’une micro-algue résistante au sel.

Comment profiter de la Camargue sans se faire dévorer par les moustiques des rizières ?

Nous avons exploré les secrets hydrauliques et biologiques de la Camargue. Mais pour en profiter pleinement, il reste un défi très pratique à relever : les moustiques. Particulièrement virulents de mai à septembre, leur présence est directement liée à l’élément que nous avons tant évoqué : l’eau, et plus spécifiquement celle des rizières inondées, qui constitue un habitat de reproduction idéal pour eux.

Leur nuisance peut transformer une soirée au crépuscule en véritable cauchemar. Une famille en visite l’été dernier en a fait l’amère expérience :

Je suis rentrée le soir avec plus de 70 piqûres, on se faisait attaquer sans arrêt par plusieurs bestioles en même temps.

– Une famille en visite, Milestory.fr

Faut-il pour autant renoncer à visiter la Camargue pendant les beaux jours ? Non, à condition d’adopter une stratégie de défense rigoureuse. Il ne s’agit pas seulement de répulsif, mais d’une approche complète qui tient compte du moment, du lieu et de l’équipement.

  • Choisir sa période : Si possible, privilégiez une visite avant la fin avril ou après le début du mois d’octobre. Les moustiques sont beaucoup moins nombreux.
  • Devenir l’ami du vent : Le meilleur allié du visiteur est le Mistral. Ce vent fort et sec plaque les moustiques au sol et vous garantit une tranquillité totale. Consultez les prévisions de vent avant chaque sortie.
  • S’habiller intelligemment : Même par temps chaud, portez des vêtements longs, amples et de couleur claire. Les moustiques sont attirés par les couleurs sombres et peuvent piquer à travers les tissus serrés.
  • Éviter les zones à risque aux heures critiques : Les abords des rizières et des canaux d’eau stagnante sont à proscrire au lever et au coucher du soleil, moments où les moustiques sont les plus actifs.
  • Utiliser un répulsif efficace : Appliquez un répulsif adapté aux zones infestées sur toutes les parties exposées de votre peau.

En suivant ces conseils, vous mettrez toutes les chances de votre côté pour que votre découverte de la Camargue reste un souvenir mémorable pour ses paysages, et non pour ses piqûres.

Votre visite en Camargue est désormais transformée. Chaque détail, de la craquelure du sol à la couleur de l’eau, a un sens. Pour aller plus loin et participer à la préservation de cet équilibre fragile, la prochaine étape consiste à visiter les sites gérés par des organismes de protection comme la Tour du Valat ou le Parc ornithologique du Pont de Gau, qui vous offriront une immersion encore plus profonde.

Rédigé par Sophie Martell, Docteure en écologie et conservatrice de réserve naturelle, experte de la faune steppique et des zones humides. Elle guide les visiteurs pour une observation respectueuse de la biodiversité fragile du delta.